Rechercher sur le site Plan du site Nous contacter
Projetweb
Projetweb
 
PROJETWEB
  Pourquoi Projetweb ?
Le lien Internet
Votre projet avec Projetweb
 
LA BALISE
  Devez-vous mettre du Flash sur votre site ?
Dossier sécurité, confiance
et e-commerce

Qu'est-ce qu'un webmaster ?
PHP version 4.0
Halte aux frames !
Défense du ecommerce
Gare au 1-click !
 
 

 Partenaire !
One2net - Hébergement de site internet
Hébergement de site internet

 
  Accueil > La Balise >


Projetweb prend la défense du commerce électronique !
Format PalmPilotFormat allégé pour impression
par Laurent Bernat - 27 mars 2000
 
1 - 2 - 3
Pourfendons les incrédules
Tous les voleurs sont très très forts

La carte bancaire n'est pas sûre à 100%. Ca n'est pas nouveau. Depuis des années il existe des générateurs de vrai-faux numéro de carte. Depuis des années, on sait que dans certains pays, les guichetiers de certains hôtels arrondissent leurs fins de mois en revendant les empreintes de cartes bleues de touristes trop confiants. Ceux-ci se retrouvent débités de sommes importantes dans les mois qui suivent leur retour. On sait aussi que de faux lecteurs de cartes circulent et n'ont pour fonction que d'enregistrer le code que vous tapez sur leur clavier pour mieux pouvoir vous escroquer par la suite.

"Les hackers sont très très forts", nous dit-on. Mais tous les voleurs sont très très forts. Surtout s'ils parviennent à vous voler.

Il y va des hackers comme des fabricants de faux billets ou de fausses pièces, des pickpockets ou des voleurs de chéquiers. Et que faut-il penser des terroristes qui posent des bombes dans le métro fabriquées avec des bombonnes de gaz et des clous. Ne sont-il pas, eux aussi, très forts ? Je ne parle même pas des agités de la fameuse secte japonaise qui se sont distingués en répandant des gaz toxiques dans le métro de Tokyo... Un criminel ou un délinquant, dès lors qu'il parvient à exécuter son crime ou son délit, est forcément, très très fort. Au moins aux yeux de ceux qui en sont les victimes. Et jusqu'à ce qu'ils se fassent prendre !

Est-ce que pour autant la télévision nous recommande d'éviter d'utiliser des billets, de bannir les chèques et de ne plus prendre le métro ?


Achetez sur Internet ! Mais pas n'importe comment.

Tout comme il vaut mieux cacher votre main lorsque vous tapez votre numéro de code secret ou ne pas laisser traîner son numéro de carte quand vous la sortez dans un lieu public, lorsque vous achetez sur Internet, vous devez aussi prendre des précautions :

  • vérifiez à quel commerçant vous avez à faire. Quelle est sa nationalité ? Quel droit applique-t-il en cas de conflit ? En cas de doute sur ces deux points, abstenez-vous d'acheter chez lui.
  • au moment de la saisie d'informations personnelles, vérifiez les engagements du commerçant en matière de protection de la vie privée, et notamment d'application de la loi Informatique et Libertés, ou au moins, à l'étranger, la référence à la directive européenne du 24 octobre 1995.
  • au moment de la saisie des informations de paiement, notamment du numéro de carte bancaire, assurez-vous que la transaction est bien sécurisée : présence d'un cadenas fermé dans la barre d'état du navigateur (en bas, cf. image ci-dessous) et URL (adresse) de la page qui commence par HTTPS (pour HTTP Sécurisé) au lieu de l'habituel HTTP.

    Cryptage inactif avec Microsoft Internet Explorer

    Cryptage actif avec Microsoft Internet Explorer

    Cryptage inactif avec Netscape Navigator

    Cryptage actif avec Netscape Navigator

Si vous respectez toutes ces conditions, achetez sur Internet si vous en avez envie !


"La sécurité
absolue
n'existe pas.
Ni sur Internet,
ni ailleurs"

La sécurité est une question de moyens

Bien sûr, le cryptage des données en utilisant HTTPS n'est pas absolu. Tout comme le rangement dans un coffre de banque de vos lingots ne garanti pas à 100% qu'il n'y aura pas de vol dans cette banque. Si on vous annonce quelque chose de sûr à 100%, méfiez-vous : pensez au Titanic et au tunnel du Mont Blanc. Si on vous annonce 99% ou 98%, c'est déjà plus raisonnable.

La sécurité absolue, ça n'existe pas. Ni sur Internet, ni ailleurs. La sécurité est une pure question de moyens. Un système fiable à 99,9999% consisterait à placer un policier derrière chaque connexion Internet. Ou un régiment d'infanterie, soutenu par un groupement d'artillerie autour de chaque banque de quartier. Mais il faudrait encore relever les troupes et surveiller les égouts, l'espace aérien, etc. Sans parler des envahisseurs de l'espace...

La question de fond est celle du rapport entre les moyens à mettre en oeuvre pour sécuriser, les moyens à mettre en oeuvre pour violer les sécurités et le rapport avantage/coût pour le voleur.

Croyez-vous que des hackers vont passer des milliers d'heures à casser votre clé de cryptage en utilisant la puissance en parallèle de centaines d'ordinateurs pour prélever sur votre compte une somme dérisoire comparée à l'effort nécessaire pour y parvenir ? Souvenez-vous qu'il existe un plafond de retrait par carte bancaire.

D'ailleurs, qui a entendu parler d'un piratage de son numéro de carte bancaire après avoir utilisé ces précautions ? Personne.

Par contre, si vous envoyez votre numéro de carte bancaire sans aucune sécurisation, en ne prenant aucune précaution, vous vous mettez dans une situation risquée. Cela revient à hurler votre numéro de carte dans un restaurant au moment de payer. Personnellement, ça ne m'est jamais arrivé.


La diabolisation par le mélange des genres

Au cours du JT de France 2, une relation implicite entre l'achat sur Internet et les informations qui y sont révélées pour casser la carte à puce conduisaient les téléspectateurs à lier les deux sujets. Or, si Serge Humpich a prouvé que les informations inscrites dans la carte à puce sont vulnérables, cela n'a rien à voir avec l'achat sur Internet.

Lorsque vous payez sur Internet, la transaction ne repose absolument pas sur le couple puce-code secret à quatre chiffres mais sur le numéro inscrit sur la carte. Sinon, comment feraient les dizaines de millions d'américains qui achètent régulièrement sur Internet, eux qui n'ont pas de puce sur leur carte bancaire ? Et comment pourriez-vous acheter sur des sites de commerce électronique américains qui ignorent le fonctionnement de la carte à puce ?

En mélangeant dans son commentaire la puce, le code inscrit sur la carte, Serge Humpich, Internet, les distributeurs de billets, et les hackers... le journaliste génère la confusion auprès des téléspectateurs. Il est logique alors que la réaction de ces derniers soit un certain rejet d'Internet. Ça s'appelle "pratiquer l'amalgame".

Et cela revient à diaboliser Internet.

Dans le même temps, on ne fait pas progresser d'un pouce l'information des téléspectateurs.


Le rôle du journaliste

Quel est le rôle du journaliste ? Informer. Où s'arrête l'information, où commence le paternalisme ?

Lorsqu'un journaliste donne un conseil à des millions de téléspectateurs, il doit impérativement argumenter son propos, l'enrichir par des informations et un raisonnement recoupés.

Les téléspectateurs ne regardent pas la télévision pour qu'on leur dise ce qu'ils doivent faire. Ils en attendent des informations pour pouvoir se construire eux-mêmes leur avis sur la question. Que le journaliste suggère un comportement, oriente le téléspectateur vers une voie plutôt qu'une autre, c'est de bonne guerre.

Mais que reste-t-il de sa crédibilité lorsqu'il assène le conseil sans justification approfondie ? Et quel est l'effet sur le public lorsque l'opinion qu'il avance est excessive ou infondée ?

La position de Patrice Pelé n'était pas simple ce jour-là. L'actualité s'est braquée sur la carte bancaire à la suite de l'affaire Humpich. Certains articles de presse se sont engouffrés dans la brèche. La télévision procède parfois à des raccourcis dévastateurs...

Son erreur principale est surtout de ne pas avoir traité Internet comme il aurait traité n'importe quoi d'autre et d'avoir cédé à l'urgence.

Ainsi, il aurait pu être beaucoup plus percutant en expliquant en quoi Internet présente aussi des faiblesses lorsqu'on utilise la carte bancaire n'importe comment. Mais que des parades simples et adaptées permettent de l'utiliser avec une très grande sécurité. Peut-être même une sécurité plus grande que chez un commerçant ou au distributeur de billets où il peut toujours y avoir des regards indiscrets sur votre code ou votre numéro de carte.

Une petite leçon de "bonne utilisation du navigateur", une explication de "qu'est-ce que HTTPS et SSL ?", un éclairage sur le thème "peut-on crypter à 128 bits ?" auraient intéressé les téléspectateurs en les laissant libres de leur décision finale : acheter ou ne pas acheter en ligne.

Suite : Les hackers qui pénètrent les sites...
1 - 2 - 3

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       
 

Signez le Pacte écologique!

 Publicite !



 Bon à savoir !
Question :
Et si la sécurité des règlements en ligne était un faux problème ?
- 72 % des acheteurs interrogés se déclarent satisfaits du choix des modes de paiement qu'on leur propose
- Plus de 80 % d'entre eux règlent d'ailleurs en ligne avec leur Carte Bleue.

Source :
Le journal du net d'après une étude Benchmark Group-Motivaction, juillet 1998



 Bon à savoir !
Étude :
États-Unis. Personnes ayant payé en ligne par carte bancaire :
1998 : 9,3 millions
1999 : 19,3 millions (sur 9 mois)

Source :
Cyber dialogue
2 décembre 1999



 Indispensable !
Projetweb vous accompagne dans :
•  la stratégie Internet,
•  la création de site,
•  la communauté
•  la formation,
•  le suivi et l'assistance
•  l'audit.



Vie privée
Droits d'auteurs
Mentions légales

Projetweb - 134, rue de Rivoli - 75001 Paris - France
Tél. +33 1 44 76 08 44 - Fax : +33 1 44 76 08 43
Page créée le 27 mars 2000 et modifiée le 20 mars 2008
Une remarque sur cette page ou ce site ?
© Copyright Projetweb 2000 - http://projetweb.com/labalise/ecommerce_2.php
 
Retour en haut de la page